Kevin Miranda : Du conservatoire de Drancy à Hollywood

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C’est dans un bar, oui mais pas n’importe lequel, que nous a donné rendez-vous
Kévin Miranda, 28 ans et déjà une belle carrière télé… Un bar à ongles !

Comment es-tu arrivé en télé-réalité ?
Tout est arrivé très vite ! J’avais 23 ans, j’étais étudiant, j’ai passé un casting et un mois plus tard j’étais dans Dilemme sur W9. Avant ça, il m’arrivait de regarder de temps en temps certaines émissions mais celle dont j’étais fan était Koh-Lanta. Je me vois comme un aventurier et je pense que j’aurai pu gagner. Dilemme m’avait été présenté comme étant dans le même esprit. Je me suis rapidement rendu compte qu’il n’en était rien. Malgré la déception, ça reste tout de même pour moi l’expérience la plus marquante que j’ai vécu car c’était pour moi une première. Sorti de Dilemme, j’ai été contacté pour participer à l’émission des « Anges de la télé-réalité » sur NRJ12. J’ai décliné à l’époque car je n’étais pas célibataire. J’ai de nouveau été contacté pour « les Anges 3 » et comme je n’étais plus en couple j’ai accepté. De cette participation à débuté mon aventure dans Hollywood Girls.

Qu’est ce que ces expériences t’ont apporté ?
Sur le plan humain, ce sont vraiment des aventures extraordinaires. Ce qu’il faut comprendre, c’est que les casting sont conçu de façon à ce que dans le groupe il y ai des gens avec lesquels tu vas très bien t’entendre et d’autres du fait de leurs caractères diamétralement opposés, tu finiras par te clasher. C’est d’ailleurs pour ça qu’il y a toujours : un gay, une bimbo, un arabe, un musclé, un intelligent etc… Il faut que tout le monde puisse s’identifier et il faut qu’il y ai des conflits. Tu rencontres des gens dont tu te lies d’amitiés en 48h et d’autres que tu ne peux pas supporter ! Et on doit vivre ensemble 24h/24h. Ça t’apprend quand même à vivre en communauté même avec des gens qui ont été castés pour être différents de toi. Avec tout ça, j’ai vraiment gagné en maturité.
Sur le plan financier, ce n’est pas inintéressant. Il y a de l’argent à se faire comme partout. Mais comme partout, tout le monde n’en gagne pas beaucoup non plus. Le revers de la médaille c’est que cette notoriété soudaine peut parfois gonfler l’ego et la fierté. On a tendance à vouloir sortir, inviter ses amis en soirées et rapidement tout dépenser. Vu qu’à de rares exceptions, il n’y a pas de carrières basées sur la télé réalité. Certains se sont rapidement retrouvés dans une situation compliquée.
C’est une expérience unique, qui, si je ne l’avais pas vécu, aurait toujours été un rêve. Je me sent vraiment chanceux.

Aujourd’hui tu viens d’ouvrir ton institut de beauté, « La French » ,un nails bar, c’est plutôt original…
(rires) Si tu m’avais parlé d’ongles il y a un an j’aurais rigolé. J’avais envi d’investir dans un business, et mon idéal aurait été un bar. Après réflexion nous avons décidé, mon associé et moi, de nous lancer dans la beauté parce qu’on pense que c’est porteur. Mais je t’avoue que l’idée au départ me faisait sourire. Et c’est toujours drôle d’être là où on ne t’attend pas ! Aujourd’hui après une formation d’un mois et demi je peux même faire une pause de vernis semi -permanent ! (rires)

Quels sont tes projets ?
Ce que je souhaite, c’est à présent continuer mes projets artistiques, avec notamment, la pièce « Bonjour ivresse ». Je suis également chroniqueur dans la web radio VL dans l’émission Réveil Média dans l’équipe de Nicolas Nadaud.
Qu’est-ce que le fait d’avoir grandi en banlieue t’a apporté ?
Je suis content d’être né et d’avoir grandi en banlieue. Ca m’a vraiment beaucoup apporté. Quand dans une même classe tu as des élèves de cultures différentes ça ne peut qu’être enrichissant. Je suis persuadé qu’on apprend les vraies valeurs de la vie dans la modestie. Pour autant, on ne va pas se le cacher, la vie n’y est pas toujours facile mais il ne faut pas se laisser tenter par la facilité.

Tu as toujours voulu faire du théâtre ?
Non pas vraiment, j’ai pris des cours pendant un an quand j’avais 10 ans au Conservatoire de Drancy, mais c’est tout. Pour être honnête, j’ai assisté à ma première pièce de théâtre quand j’avais 23 ans. Avant je pensais que c’était une chose réservée à une élite. La pièce s’appelait « le repas des fauves » et je l’ai trouvé extraordinaire. De là j’ai commencé à aller régulièrement voir d’autres pièces. Puis m’est venue l’envie d’y jouer. J’avais néanmoins une certaine crainte de savoir si j’en étais vraiment capable. Au théâtre tu n’as pas le droit à l’erreur quand tu joues devant 200 personnes. Cela représentait pour moi un gros challenge. On m’a donné ma chance et ça fait 2 ans que ça dure !

Es-tu prêt à accepter d’autres émissions de tv-réalité ?
Oui pourquoi pas ! Je ne suis vraiment fermé à rien. Il faut simplement que le projet me plaise et que je sois sûre de m’y amuser. Je tenterai bien une émission de Poker. Il avait été question de participer à l’émission « maison du bluff » à un moment mais ça ne s’est pas fait. Aujourd’hui si ça m’est proposé j’irais volontiers.
Une anecdote que tu as vécu à Drancy ?
J’étais généralement un enfant assez sage mais un soir avec des amis, on est monté sur le toit de l’école Periot, la police est arrivée et nous a fait évacuer. J’avais 13 ans c’était un délire de gamin mais aujourd’hui encore je m’en souviens.

Un dernier mot ?
Je finirais en citant un philosophe (rire) BOOBA : « Je ne ferais pas l’album de trop, je m’arrêterai quand il le faut, tout le monde peut s’en sortir aucune cité n’a de barreaux ».

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