Interview de Mickael Serfati

Share on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0Share on Tumblr0

SERFATI

La famille Serfati continue d’écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du karaté français et mondial. À 26 ans, Mickaël Serfati compte déjà dix titres de champions de France, un titre mondial universitaire, deux places de vice-champion d’Europe et plus récemment un titre de champion d’Europe des régions. Tout juste rentré du Brésil, où il a eu sa place sur le podium de l’Open de Sao Paulo, Mickaël Serfati a accepté de répondre à nos questions.

Comment se passe la collaboration avec votre père ? Est-il facile de différencier son père et son entraîneur ?

On a toujours été très proche avec mon père, il est mon exemple. Parfois, c’est compliqué à la maison ou pendant l’entraînement, on ne sait pas à qui on s’adresse. C’était plus difficile à gérer quand j’étais jeune, notamment lorsque l’on rentrait après une défaite, et que je voyais sa déception. Avec l’âge, c’est devenu plus facile à vivre.

Tout le monde ne parle que des fils Zidane, et de la pression de l’héritage sportif, vous reconnaissez-vous dans cette histoire ?

Oui, quand j’étais dans les compétitions jeunes, tout le monde disait «c’est le fils de Daniel», jusqu’au jour où j’ai voulu marquer mon sport pour ce que j’ai fait, et pas parce que je suis le fils de quelqu’un. Bien sûr c’est un super avantage, qui ouvre plein de petites portes, mais il faut dépasser cela
pour progresser.

Selon votre entourage, quels sont vos défauts ?

Ça, je le sais, je suis têtu… Mais le têtu chiant.(rires) Je peux batailler pendant une demi-heure parce qu’on m’a dit « tu n’as pas éteint la lumière ». Mais c’est aussi une qualité, parce que je ne lâche rien pendant un combat, ou après une défaite, et c’est ce qui fait la différence dans le sport de haut-niveau.

Si vous n’aviez pas fait de karaté, vous auriez fait quoi ?

J’aurais été un génie (rires). C’est ce que je réponds pour me consoler, parce que j’avais de bonnes notes au collège. J’étais un élève studieux, j’aurais peutêtre fait des études de chimie ou MathSup.

Quelle est la journée type de Mickaël Serfati ?

Alors, le matin, je vais au bureau parce que je travaille à temps-partiel pour le magazine Karaté Bushido. Ensuite, je m’entraîne ; je fais ma préparation physique, je répète mes katas, etc… Enfin, certains soirs, je donne des cours ou je m’entraîne une seconde fois. J’ai des grosses journées, mais j’aime ce que je fais.

À l’approche d’une compétition, êtes-vous plutôt dans votre bulle, ou avez-vous besoin d’extérioriser ?

Il faut que je me mette dans ma bulle. À l’approche d’un combat, je ne suis plus la même personne. Je mets mon casque sur les oreilles, j’enlève le sourire, je ne parle plus, j’enclenche le mode champion en quelques sortes. Juste avant le combat, un peu d’eau sur le visage et c’est parti. Je suis tout l’opposé de la personne que je suis en dehors du gymnase.

Qu’est-ce qu’il y a dans votre playlist ? 

Avez-vous une musique spéciale pour vous préparer ? J’ai toujours ma playlist « Karaté », avec beaucoup de hip-hop, rap français et américain. En ce moment, il y a les derniers albums de Booba et Disiz, il y a aussi un peu de Gradur. Et j’ai aussi mes deux classiques, Eminem et G-Unit, parce que leurs sons me motivent pour aller au combat.

Vous êtes aussi passionné de cinéma, avez-vous déjà pensé à faire carrière ? 

Oui, j’ai toujours été attiré par les métiers du cinéma. Si un jour, j’ai plus de temps, je tenterais peut-être des castings, mais ce n’est pas une obsession.

Si je vous dis Drancy, votre premier souvenir ? 

Le lycée Eugène Delacroix. J’ai adoré mes années lycée, les premières sorties, les filles, les journées sur le stade en face du collège Jorissen, le Grill Istanbul etc… Il y a aussi la piscine Jacques Brel, où je m’entrainais et le centre commercial Avenir, où j’ai bossé étant jeune.

Avez vous un restaurant à nous conseiller ?

La Caza Carina, c’est une pizzeria où j’allais souvent, j’y ai fêté mes 16 ans, c’était sympa.

Si je vous dis Kiwi Mag ? 

Je pense à la vitalité, la jeunesse, le dynamisme. C’est un magazine qui fourmille d’idées, c’est une initiative que j’aime bien.

 

sarfati

Chez les Serfati, le karaté, c’est une religion !

Share on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Pin on Pinterest0Share on Tumblr0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *