AbdelKarim : Quand la gourmandise devient un talent

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Vous l’aurez deviné, c’est autour de délicieuses gourmandises que nous avons eu le
plaisir de rencontrer pour vous, le charmant et gastronome finaliste de la saison 3 du « Meilleur Pâtissier » sur M6 qui vient de sortir son livre de recettes.

Comment t’es venue l’idée de t’inscrire à l’émission du Meilleur Pâtissier sur M6 ?
J’ai toujours aimé cette émission, l’atmosphère qui s’en dégageait, l’état d’esprit des participants et leur bonne ambiance. C’est ma femme et ma soeur qui, depuis le départ m’ont poussé en me disant que si je ne le faisais pas elles le feraient à ma place. J’ai donc fini par envoyer ma candidature mais sans leur dire. J’ai attendu d’être sélectionné pour leur annoncer la bonne nouvelle.

Comment ont-elles réagi ?
Elles étaient surprises mais très contentes. Depuis le temps qu’elles me poussaient ! Sans compter que s’inscrire et une chose mais
être sélectionné parmi des milliers de candidats en est une autre.
C’était exceptionnel !

Comment tu espères les choses avec la sortie de ton livre ?
Honnêtement je n’ai rien plannifié. Je ne me suis pas dis, la sortie du livre puis l’ouverture d’une boutique etc… Je prends les choses comme elles viennent. Je crois beaucoup au destin et aux opportunités des rencontres. Certaines peuvent du jour au lendemain changer la vie, un peu comme l’aventure du Meilleur Pâtissier. Pour la sortie du livre j’ai été énormément contacté sur les réseaux sociaux. J’ai reçu de nombreux messages de félicitations me demandant de publier mes recettes. Ce n’était pas du tout un objectif à la base mais grâce à toutes ces sollicitations je me suis lancé.

Comment t’es venue la passion de la pâtisserie ?
Ce qu’il faut savoir c’est que je suis très gourmand ! (rire)
J’ai toujours fait des gâteaux, mais rien de sophistiqué. Je faisais des moelleux au chocolat, des cookies, des tiramisus comme beaucoup de monde sait faire. Ce n’est qu’après mon mariage que j’ai pris un peu de temps pour rester auprès de ma femme où j’ai commencé à vouloir concocter des petits plats et des gâteaux. Mais ce qui à été déclencheur c’est d’avoir complètement raté une tarte au citron meringuée. (rire) Comme je n’aime pas rester sur un échec, j’ai cherché à comment la réussir. Dans mes recherches je suis tombé sur de nombreux sites, livres et vidéos qui m’ont donné beaucoup d’idées pour d’autres recettes. J’ai donc fini par réussir ma tarte aux citrons et me suis lancé sur d’autres gâteaux.

Comment s’est passé le tournage de l’émission ?
Le tournage a duré 8 semaines. Avec un rythme assez soutenu. Il y avait une belle ambiance générale et je pense que ça s’est vu à la tv. C’est vrai qu’il y a eu parfois de petits moments de pression mais rien de méchant. Je dirais avec le recul que c’était comme une colonie de vacances sucrée dont je garde un super souvenir.

Comment a réagi ton entourage en te voyant à la tv ?
De l’étonnement ! Personne ne savait que je pâtissais, et pour cause c’était tout récent. Ils ont suivi tout mon parcours et ont été fiers de ce que j’ai pu faire. Ils ont vraiment été surpris de me voir à la TV et de mon parcours dans l’émission.

Quels sont tes projets d’avenir ?
Prendre des petits thés et manger des pâtisseries autour d’une interview. (rire) Je me concentre pour le moment sur mon livre et les différents événements auxquels je participe pour en faire la promotion. Des rencontres avec les lecteurs car j’aime ces moments de partage. J’ai quelques idées de projets mais je préfère les laisser mûrir encore un peu.

Quel conseil pourrais-tu donner ?
Je n’ai pas vraiment de conseil à donner car chacun à un parcours et un vécu qui lui est propre. Mais je dirais que lorsqu’on a un projet et la motivation qui va avec rien ne peut nous arrêter. Bien entendu, on peut rencontrer des difficultés mais il faut essayer de trouver la force de passer outre pour arriver à ses fins.

Quelle est ta vision d’être issu de la banlieue ?
Pour moi être originaire de la banlieue c’est clairement plus une force qu’une contrainte. Il y a tellement de richesses en banlieue, avec des cultures et des personnes d’horizons différents. Je ne dis pas qu’on a vécu dans la misère mais on n’a pas toujours eu tous les moyens mis à notre disposition, alors on se cassait la tête pour trouver des solutions. C’est très formateur et ça nous a permis de développer notre esprit.

Envisages-tu de vivre de ta passion ?
C’est justement la question que je me pose. Avoir une passion c’est bien mais il faut bien payer ses factures. Alors je réfléchis à comment bien faire les choses. Il faudra qu’un moment je saute le pas et prenne le risque car dans toute aventure il y a un risque. Il faut juste savoir le minimiser et anticiper un peu la suite. Mais à un moment il faudra se lancer !

Quel est ta formation initiale ?
Cela n’a rien à voir, j’ai 15 ans d’expérience dans l’informatique. Mais en y réfléchissant bien je pense que c’est un parcours qui a été formateur. On a des documentations techniques et on doit suivre les procédures avec une certaine logique, quelque part la pâtisserie s’en approche.

Serais-tu intéressé de poursuivre ton expérience en TV ?
Ça pourrait me plaire mais tout dépend du format. Si c’est en rapport avec la cuisine oui pourquoi pas. L’expérience m’a beaucoup plus donc si c’était à refaire j’y retournerai les yeux fermés.

Quelle est ta touche personnelle en pâtisserie ?
Je suis convaincu que dans la pâtisserie on met un peu de sa personnalité. Cela représente son passé, ses voyages, son enfance, son vécu, ses origines. Alors même si ce que je fais c’est de la pâtisserie française, j’y glisse parfois une petite touche d’huile d’olive, des graines de sésame, des cacahouètes… des ingrédients qui sont en lien avec mes origines.

Comment se passent les choses après ?
Les choses arrivent de façon assez soudaine et on n’y est pas préparé. On ne s’attend pas aux propositions qui en découlent, aux réactions du public… D’autant plus qu’on n’a pas vu l’émission nous même. On ne sait pas qu’elle a été notre image à l’écran. On découvre le résultat en même temps que les téléspectateurs. Alors on apprend, c’est comme un nouveau métier.

Et si tu devais ouvrir ta pâtisserie ?…
A Drancy pourquoi pas ? (rire) Mais très certainement en banlieue parce que je pense qu’il y a un fort potentiel et qu’il y a beaucoup à y faire. C’est drôle car je dis toujours que je n’imagine pas ma vie tant personnelle que professionnelle ailleurs.

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